Pourquoi les gouvernements africains ne soutiennent pas les imprimantes 3D?

panneaux solaires flexibles

En tapant « printer 3D » dans un moteur de recherche et d’innombrables propositions commerciales d’imprimantes 3D, des articles visionnaires sur la colonisation de la lune via une imprimante 3D, ou des éléments de modélisation rapide d’outils ou d’objets, qui vont du plus ridicule jusqu’au moteur d’avion. Le concept d’impression 3D progresse très vite et beaucoup d’idées naissent de partout sur n’importe quel sujet. Il est vrai que certaines sont vraiment médiocres et alarmantes, mais cette évolution est passionnante.

On se demande vraiment pour quelles raisons l’Afrique, ce continent qui a évincé l’Europe dans l’utilisation extensive du mobile, est en retard sur ce concept. C’est comme si l’innovation n’était pas utile, et son coût n’est pas une raison de ne pas s’y prêter attention.

Un jeune Togolais nommé Afate Gnikou, avec ses créations d’imprimantes 3D nous projette en Afrique qu’on fasse une recherche en français ou en anglais sur le moteur de recherche concernant les imprimantes 3D. Pour ce faire, il les crée en recyclant de vieux ordinateurs. Afate vient juste de réunir 3000 € de plus sur une deuxième demande de soutien sur la plateforme de financement communautaire Ulule. En Afrique, personne n’est passionné par cette nouvelle technologie et les imprimantes 3D ne font pas office de sujets discussions.

W.Afate 3D printer signé Afate Gnikou

Cette création est remarquable, comparée aux « fab labs ». Ces derniers représentent de petits espaces de créativité en accès libre qui s’accroissent assez bien en Afrique. Ils sont dotés du matériel nécessaire avec une imprimante 3D et de logiciels nécessaires. Makery.info, site spécialisé dans l’actualité des fab labs, entre autres, a dit que la faiblesse du développement des imprimantes 3D en Afrique est due au grand nombre de recyclage et de récupération très présente avec les docteurs plastiques. D’emblée, l’usage des imprimantes 3D n’a pas sa place dans l’avenir concernant la réparation d’objet. Intéressante soit l’explication, les imprimantes 3D ne se limitent pas à cela, mais elles intègrent aussi la consommation de ménages. Toutefois, l’imprimante wifi rehaussera la créativité des cerveaux africains débordants d’ingéniosité en dépit des techniques de recyclage et de récupération.

L’Afrique dispose d’une configuration spéciale, propice à un usage massif des imprimantes 3D. Cependant, il n’y a pas d’infrastructures ni de logistique satisfaisante. Parfois, le mieux à faire est de transiter un produit par une capitale européenne au lieu de recourir à des vols intérieurs hors de prix. Aussi, plusieurs matières premières pour l’élaboration d’imprimantes 3D se localisent en Afrique, notamment le pétrole et les minerais. On peut prendre l’exemple du projet de graphite, un des éléments essentiels pour l’avenir de l’impression 3D, à haute teneur qui se tient à Madagascar (Energizer Resources).

Il y a aussi l’exemple des énergies renouvelables pour confirmer cette théorie concernant les imprimantes 3D. Au cours de l’année 2013, une équipe de chercheurs australiens a conceptualisé un panneau solaire flexible 3D en taille A3. Il est très efficace et semblable, mais supérieur aux panneaux traditionnels, sauf que le procédé offrira une diminution sur les coûts de production de presque 50 %, sans même compter le transport.

Des panneaux solaires flexibles imprimés en 3D

Il est vrai que ce sera sur les coûts que se portera l’argument concernant les imprimantes 3D pour l’instant. Mais imaginez un peu si une compagnie a la possibilité d’imprimer des panneaux solaires flexibles utilisables partout dans le monde. Cela impactera sur la vie quotidienne des populations, et surtout celles dans les pays qui disposent d’un ensoleillement annuel allant jusqu’à 3800 h.

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